La Collection

Accueil > Œuvres > Poudre aux yeux

Descriptif

Manuscrit autographe signé de Jean–Louis Bédouin, intitulé « Poudre aux yeux », daté de 1952 et relatif à Albert Camus et à L'Homme révolté.

Placé sous le signe de Benjamin Péret, ce texte de Jean-Louis Bédouin intitulé « Poudre aux yeux » s'attaque à L'Homme révolté de Camus, paru quelques mois auparavant (nous sommes en 1952) et auquel le groupe consacre un volume de critiques. Bédouin attaque franchement sur le thème de la métaphysique, comme les autres surréalistes : « Il n'y a métaphysique qui tienne ». Et d'accuser Camus de penser en termes de rédemption, non de révolution. [site Atelier André Breton, 2005]

Manuscrit autographe signé, 1952.
- 9 pages in-4° foliotées, manuscrit autographe titré et signé par Jean-Louis Bédouin, avec quelques ratures et corrections, de ce texte critique relatif à L'Homme révolté d'Albert Camus :
« Pour être, la révolte n'a que faire des raisons d'être, la vie n'a que faire des raisons de vivre, l'amour n'a que faire d'impensables raisons d'aimer. » [catalogue de la vente, 2003]

Cet article de Jean-Louis Bédouin fait partie des cinq articles que rassemble Benjamin Péret en juin 1952 dans Révolte sur mesure, le numéro de revue consacré à L’Homme révolté ; il s’y trouve aux pages 77-84 (voir Mélusine surréalisme). Par son titre, Bédouin sous-entend que L’Homme révolté jette de la poudre aux yeux, cherche à éblouir mais par des balivernes. Et dans le corps de son texte, il attaque le penchant métaphysique, voire spirituel, de Camus. Pour lui, la révolte répond à un instinct, une pulsion, un besoin viscéral ; chercher sa justification philosophique n’est qu’une erreur. [wiki de Sophie Bastien, juin 2017]

 

La Rue, numéro publié en ligne sur Mélusine

La polémique Breton-Camus au sujet de L’Homme révolté a fait long feu. Elle s'était poursuivie dans plusieurs livraisons de l’hebdomadaire Arts à partir du 12 octobre 1951. Mais ce que l’on connait moins, c’est ce numéro spécial du périodique La Rue, confié aux surréalistes, réfutant les arguments d’Albert Camus sur la révolte, notamment à propos de Lautréamont. Il a été scanné en mode image par Lucrezia Mazzei, doctorante à l’Université de Bari (où elle prépare une thèse, sous la direction de M. le Professeur Bruno Pompili, sur le Surréalisme de la seconde après-guerre mondiale), mis en mode texte par Henri Béhar, et révisé par leurs soins conjoints.

Mise en ligne : Sophie Béhar
Éditeur responsable : Henri Béhar

Date de création1952
Notes bibliographiques

9 pages in-4° - Ms - avec ratures et corrections

Languesfrançais
Référence1400000
Vente Breton 2003Lot 2341
Mots-clés, , , , ,
CatégoriesArchives diverses, Manuscrits, Manuscrits des membres du groupe, Tracts et déclarations collectives
Lien permanenthttps://cms.andrebreton.fr/fr/work/56600100265070